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Isolation thermique optimisée avec RT 2012

Pour améliorer le confort de votre logement et réduire vote facture d’électricité, il est essentiel de miser sur une bonne isolation. Depuis le Grenelle de l’environnement, un certain nombre de produits respectant l’environnement ont le vent en poupe.

Isolation thermique optimisée avec RT 2012



A l’heure du Grenelle de l’environnement, troquer sa vieille chaudière pour un matériel plus performant paraît une évidence. Mais avant de vous lancer dans l’achat d’un nouvel équipement, pensez d’abord à isoler vos murs.

C’est bien connu : la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Avec le coût des énergies qui ne cesse de grimper, il est impératif de faire la chasse au « gaspi ». Envisager l’achat d’une nouvelle installation de chauffage, par exemple, ne suffira pas à faire baisser la note de façon très significative. Dans la plupart des cas, on pense à changer la chaudière parce qu’elle est tombée en panne ou les fenêtres parce qu’elles laissent entrer le froid, mais rarement à réaliser des travaux visant le performance énergétique globale de son logement. Or, réalisés individuellement, ces travaux, s’ils concourent à des économies, n’ont qu’une efficacité réduite. Raison pour laquelle, les économies d’énergie passent d’abord par une bonne isolation et une bonne ventilation.


Empêcher la chaleur de s’échapper



« Empêcher la chaleur de s’échapper est une façon économique de se chauffer », note l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ». Une maison mal isolée laisse échapper 25 à 30 % de chaleur par le toit, 20 à 25 % par les murs ou encore 10 à 15 % par les fenêtres. Si votre logement vous semble mal isolé, il est donc urgent d’agir. D’ailleurs, vous le ressentez sans doute. Malgré le chauffage, vos murs restent froids l’hiver. Une bonne isolation vous permet de supprimer cette sensation de froid et d’inconfort. Vous n’êtes évidemment pas un cas unique. Avant 1974, il n’existait, en effet, aucune obligation en matière d’isolation. Résultat, la consommation moyenne d’un logement ancien s’établit à 240 kWh/m2/an mais peut grimper à 400 kWh/m2/an et plus en maison individuelle. Or, le Grenelle de l’environnement impose 210 kWh/m2/an maximum à l’horizon 2012 et 150 kWh/m2/an en 2020.
Grosso modo, 24 millions de logements sont concernés par la rénovation énergétique dont 13,4 % sont individuels. Partant de ce constat, une réglementation thermique a été élaborée pour la première fois en 2007 comme pour les logements neufs (RT 2005 et bientôt RT 2012), de façon à mieux encadrer les travaux éventuellement réalisés par les particuliers. Elle fixe des objectifs de performances à atteindre en cas de travaux d’isolation.


Réalisez un diagnostic !



Pour isoler votre logement, encore faut-il en connaître les points faibles. Un diagnostiqueur certifié peut vous aider à y voir claire en effectuant un diagnostic de performance énergétique (DPE). Ce document indique vos consommations annuelles par énergie utilisées (chauffage, eau chaude, eau froide) et leur coût. Il donne, grâce à une étiquette « énergie », une note à votre logement (de A à G).
Si votre logement est étiqueté A, il est très économe mais s’il reçoit la lettre G, il est énergivore. Il dresse en outre une série de préconisation de travaux susceptibles de faire baisser votre facture d’énergie. Vous aurez ainsi une petite idée des travaux que vous devrez envisager pour réduire votre consommation. Une étude thermique apporte une analyse beaucoup plus fine du bâti et des déperditions de chaleur. Tous les matériaux utilisés, pièce par pièce, sont analysés, de même que l’implantation du logement, son orientation… Un bémol, le coût d’un bilan est beaucoup plus élevé qu’un DPE. Comptez autour de 800 à 900 euros alors qu’un DPE ne coûte que 100 à 200 euros tout au plus selon la superficie du bien.

Isoler le toit et les murs



Sachant que le toit d’une maison d’avant 1975 laisse fuir 25 à 30 % d’énergie, quasiment la même chose pour les murs (20 à 25 %), vous devez les isoler en priorité. N’oubliez pas non plus les portes, les fenêtres et les planchers. Une fois votre logement bien calfeutré, vous pourrez passer à l’étape suivante : réfléchir à un mode de chauffage et de production d’eau chaude plus économe.
A ce stade, pourquoi ne pas troquer la vieille chaudière pour une installation moderne (à condensation par exemple) ou en profiter pour changer d’énergie avec l’installation d’une pompe à chaleur ? Cette dernière aspire la chaleur de la terre, de l’air ou de l’eau pour chauffer la maison. Encore mieux, optez pour une énergie renouvelable avec un poêle à bois ou le solaire thermique ou photovoltaïque. « Un chauffe eau solaire peut couvrir jusqu’à 60 % des besoins d’une famille et 25 m2 de panneaux photovoltaïques, produire l’équivalent des besoins annuels en électricité spécifique d’un foyer », indique l’Ademe.

À noter :
Vous souhaitez réaliser un diagnostic de performance énergétique, Square Habitat vous accompagne et vous guide dans le choix du diagnostiqueur certifié.

Des travaux aidés



En procédant à l’isolation de votre maison, vous économisez jusqu’à 40 % sur votre facture d’énergie alors que si vous vous contentez de changer vos fenêtres, vous ne la réduirez que de 6 %. Seul inconvénient, le coût des travaux d’isolation : de l’ordre de 20 000 à 30 000 euros. Sachez toutefois que vous bénéficiez d’aides. A commencer par l’éco PTZ, un prêt à taux zéro finançant jusqu’à 30 000 euros de travaux d’économies d’énergie. Pensez aussi au crédit d’impôt développement durable.
En matière d’isolation, ce crédit d’impôt concerne les logements construits depuis plus de deux ans. Il est fixé à 25 % de la dépense (en 2010), y compris les frais de main d’œuvre, pour les travaux d’isolation des parois opaques ou le calorifugeage des installations, dans la limite d’un plafond pluriannuel de 8 000 euros par logement pour un célibataire, porté à 16 000 euros pour un couple soumis à imposition commune, plus 400 euros par personne à charge (divisée en deux si garde alternée). Pour les parois vitrées et portes d’entrée donnant sur l’extérieur, le crédit d’impôt est toutefois ramené à 15 % (sans la main d’œuvre).