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Quel budget pour devenir propriétaire ?

Accéder à la propriété avec les dernières hausses de l'immobilier devient de plus en plus difficile. Découvrez comment devenir propriétaire et réduire son budget immobilier.

Avec la forte hausse des prix de l’immobilier, accéder à la propriété peut sembler plus difficile. Heureusement, la baisse des taux d’intérêts, l’allongement de la durée des crédits et l’élargissement du PTZ + aux primo accédants peuvent inciter à franchir le pas.

Un budget à géographie variable

Le budget nécessaire à l’acquisition immobilière dépend de la situation géographique du bien. Si les prix de vente démarrent à 1 000 €/m² en zone rurale, ils s’envolent dans les grandes villes. Pour devenir propriétaire, il faut compter 1 500 €/m² à Limoges, 2 000 €/m² à Nancy, 2 600 €/m² à Marseille et un peu plus de 3 000 €/m² à Lyon. Paris se situe en haut de la fourchette avec un prix moyen légèrement supérieur à 8 000 €/m². En outre, au prix d’achat se greffent ce que l’on appelle communément les « frais de notaires » : autour de 6 % dans l’ancien et de 3 % dans le neuf.

En général, le financement d’un achat immobilier se réalise à l’aide d’un crédit. Bonne nouvelle, après une petite période de hausse entre octobre 2010 et juin 2011, les taux de crédit se sont stabilisés cet été et restent attractifs.

Un critère important, l'apport personnel

Au moment d’emprunter, il existe deux types de crédit. D’un côté, les « taux fixes », fixé, comme leur nom l’indique, une fois pour toutes, ce qui permet de sécuriser le budget. De l’autre, les « révisables » : le taux de départ généralement inférieur à celui pouvant être obtenu avec un prêt à taux fixe varie en fonction d’un indice de référence. Le taux maximal pouvant être atteint est souvent plafonné (« capé ») à + 1 % ou + 2%. Aujourd’hui, la différence entre un crédit à taux fixe et un révisable étant minime seulement 0,60 % à 0,70 % en faveur du révisable, la majorité des emprunteurs optent pour la sécurité du taux fixe.

La mensualité diminue avec la durée

Pour fixer le montant maximal de la mensualité, la banque va calculer le taux d’effort de l’emprunteur. Les remboursements du prêt immobilier ajoutés à ceux des crédits déjà en cours (automobile, consommation, etc.) ne pourront pas excéder 33 % des revenus nets annuels. Il est possible de faire baisser le montant de la mensualité en allongeant la durée du crédit jusqu’à 25, voire 30 ans. Attention, plus la durée est longue, plus le taux, et par ricochet, le coût total du crédit, sont élevés. Par exemple, un emprunt de 200 000 € sur 15 ans à 4,30 % coûtera 98 000 €. Sur 30 ans, en revanche, le taux grimpera à 4,90 % et le coût du crédit atteindra 181 960 €.

Emprunter sans intérêt avec le « PTZ + »

Pour les primo-accédants, il est possible d’alléger le budget en bénéficiant du PTZ + (prêt à taux zéro). Depuis le 1er janvier 2011, il n’est plus nécessaire de respecter des plafonds de ressources pour y avoir accès. Le montant accordé varie en fonction de la catégorie de logement (ancien ou neuf), de sa localisation géographique, de sa performance énergétique et de la composition de la famille.

Le PTZ + n’est pas le seul prêt réglementé. Le PC (prêt conventionné), le PAS (prêt d’accession sociale) ou encore le prêt d’épargne logement appartiennent aussi à cette catégorie, mais leur taux ne sont pas, pour le moment, compétitifs.