Vous pouvez augmenter le loyer du logement que vous louez
dans certaines situations et à condition de respecter certaines
règles.
Si le loyer initial est librement fixé entre vous et votre
locataire, son évolution en cours de bail est très encadrée. Ce que
vous devez savoir pour l’augmenter dans les règles.
Une révision annuelle
Si vous avez pris la précaution d’insérer dans le bail une clause
d’indexation du loyer, vous pouvez le faire évoluer. Une augmentation
qui s’entend hors charges. Les modalités de cette révision sont
définies par la loi du 6 juillet 1989 :
- Elle ne peut intervenir qu’une fois par an
- La date doit en être préalablement convenue entre vous et votre
locataire. A défaut, c’est la date anniversaire de la signature du
bail qui sera retenue
- L’augmentation ne peut pas excéder la variation de l’indice de
référence des loyers (IRL) sur un an. Cet indice est publié
trimestriellement par l’Insee (Institut national de la statistique
et des études économiques)
La réévaluation en fin de bail
A l’expiration du bail (3 ans si le bailleur est un particulier, 6 ans
si c’est une personne morale), celui-ci est automatiquement reconduit
dans les mêmes conditions. Mais, s’il considère que le loyer est
manifestement sous-évalué, le propriétaire peut proposer à son locataire
la signature d’un nouveau bail assorti d’un loyer… revu à la hausse (
art.17-c de la loi de 1989). Pour cela, il est tenu de fournir les
références de loyers constatés pour des logements comparables dans le
voisinage. Ces références peuvent être obtenues auprès des Adil (Agences
départementales d’information sur le logement) ou en région parisienne
de l’Olap (Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne).
L’application du loyer réévalué est progressive :
- Lorsque la hausse est = 10 % de l’ancien loyer, l’augmentation
est étalée sur 3 ans (propriétaire particulier) ou 6 ans
(propriétaire personne morale).
- Lorsque la hausse est > à 10 % de l’ancien loyer, elle est
systématiquement étalée sur 6 ans.
A savoir qu’en région parisienne, un décret limite la hausse
applicable à 50 % de l’écart de loyer constaté dans le voisinage pour
des logements comparables.
À noter :
Le bénéfice de certains avantages fiscaux, tels que la réduction d’impôt Scellier, est conditionné au respect de plafonds de loyers. Dans ce cas, le bailleur ne peut pas fixer librement le loyer initial.
© Uni-éditions - Marie Mischler - décembre 2010