Que votre locataire arrive ou qu’il quitte le logement,
réaliser ensemble un état des lieux reste une étape incontournable.
Remettre les clés d’une habitation à votre locataire ou les récupérer
ne peut se faire sans passer par la case « état des lieux ».
Indispensable, cette étape peut préfigurer de bonnes relations entre
vous. Mode d’emploi.
Votre locataire arrive
Vous louez un logement vide ? L’état des lieux d’entrée s’impose à vous
et constitue une étape primordiale de la location. Si
vous vous en occupez vous-même, procurez-vous un modèle
de ce document dans une librairie spécialisée, voire
sur Internet (parfois gratuit). Comme son nom l’indique, il permet de
constater l’état du logement que vous allez louer. Il décrit, pièce par
pièce, du sol au plafond, l’état des peintures, des papiers peints, de
la moquette, du parquet, des carrelages, des huisseries, des équipements
de cuisine et de salle de bains…
À noter :
"Si vous faites appel à un professionnel pour réalisez
l’état des lieux, ses honoraires vous incombent. En
revanche, si vous ne parvenez pas à vous mettre d’accord avec votre
locataire sur l’état du logement, déléguez cette tache à un huissier.
Ses honoraires seront alors partagés entre les deux parties, votre
locataire et vous-même."
Votre locataire part
Lorsque votre locataire vous donne congé, il suffit
d’établir un état des lieux contradictoire,
c’est-à-dire qui permet d’effectuer une comparaison entre l’état de
votre logement au début et à la fin de la location. Si vous ne constatez
aucune dégradation, vous restituerez le dépôt de garantie
versé par votre locataire à la signature du bail. Par contre, si des
dégâts ont été causés, vous pourrez déduire les sommes nécessaires aux
réparations. Sous condition de justification.
Si votre locataire refuse l’état des lieux d’entrée, il sera
présumé avoir pris possession d’un logement en bon état.
© Uni-éditions - Colette Sabarly - décembre 2010