Louer un logement est une démarche qui ne va pas sans
risques. Pour les limiter le plus possible, pensez à l’assurance
loyers impayés et à vérifier que votre locataire est lui-même bien
assuré
Au moment de remettre les clés à votre locataire, vérifiez qu’il est
bien assuré pour les dégâts qu’il pourrait causer à votre logement.
Penchez-vous aussi sur votre propre contrat et sur les risques que
vous pourriez, par négligence, faire courir à votre locataire.
L’assurance du locataire
Votre locataire a l’obligation de s’assurer au titre des
dommages qu’il pourrait provoquer à votre bien durant son
occupation. N’hésitez pas à lui demander son attestation et à renouveler
cette demande tous les ans. Elle doit couvrir les risques
incendie, dégât des eaux et explosion. Si votre locataire
provoque un incendie affectant votre bien, son assureur vous indemnisera
des dégâts.
Pensez à ajouter une clause dans votre contrat de location qui
précise que le bail sera résilié en cas de défaut d’assurance du
locataire.
À noter :
"Sachez de quoi on vous parle. Entre « valeur
de reconstruction » et « valeur à neuf »,
ne vous trompez pas.
La valeur de reconstruction est égale au prix de reconstruction auquel
on retranche la vétusté. Une partie de la reconstruction peut donc
rester à votre charge.
La « valeur à neuf » vous offre une meilleure indemnisation (sous
certaines conditions)."
L’assurance du propriétaire
En tant que propriétaire bailleur, vérifiez aussi que
vous êtes bien assuré. Si votre logement s’inscrit dans une copropriété,
demandez au syndic de vous fournir le contrat de l’immeuble.
En principe, il couvre les parties communes et les parties
privatives de la construction ainsi que les tiers. Vous
n’avez donc pas besoin de souscrire un autre contrat. Assurez-vous
toutefois qu’il offre de bonnes garanties. Etes-vous, par exemple,
couvert contre les vices de construction, les défauts d’entretien dont
vous seriez responsable vis-à-vis de votre locataire ou les tiers ? A
défaut, souscrivez une assurance complémentaire.
Uni-éditions - Colette Sabarly - décembre 2010