La maison en bois trouve peu à peu sa place sur le marché
hexagonal de la maison individuelle. Son surcoût est compensé par sa
rapidité de construction, ses bonnes performances thermiques et ses
nombreuses vertus écologiques.
Environ 5 % des maisons neuves sont aujourd’hui en bois. C’est peu,
mais la place de ce matériau « vert » progresse tant pour la
construction que pour la rénovation
Un matériau écologique qui s’adapte à toutes les architectures
Si vous souhaitez jouer la carte du développement durable, la maison
en bois est faite pour vous. C’est un matériau naturel et écologique
qui se renouvelle rapidement. En effet, contrairement à une idée
reçue, les forêts européennes se portent bien et, c’est de là, que
viennent la majorité des ossatures des maisons en bois. En revanche,
les menuiseries ou terrasses sont, elles, souvent construites dans des
essences exotiques. Mieux vaut vous rabattre sur des essences «
locales » ou vérifier la provenance de celles que l’on vous propose.
Cela vous permettra de vous assurer qu’elles n’ont pas été importées
illégalement. Les chantiers des maisons en bois sont aussi plus
respectueux de la nature : ils ne consomment pas d’eau et sont
économes en déchets et en nuisances sonores. Autre atout «vert» : même
coupé, le bois continue de stocker du CO2 grâce au processus de
photosynthèse. On estime ainsi que 1 m³ de bois emprisonne 1 tonne de
CO2.
Autre idée reçue, opter pour le bois, ne vous condamne pas à vivre
dans la réplique d’un chalet savoyard ! Il existe en effet, deux grandes
techniques de construction. La première, la maison en bois massif empilé
se caractérise par l’omniprésence de ce matériau tant à l’extérieur qu’à
l’intérieur du logement ; c’est d’ailleurs le procédé utilisé pour le
fameux «chalet ». Mais, la deuxième, la maison à ossature bois, s’appuie
sur une structure composée d’épaisses poutres de bois entre lesquelles
sont glissés des matériaux isolants (laine de verre, de roche ou parfois
des isolants plus naturels tels que le chanvre) et s’adapte à toutes les
architectures….y compris les plus contemporaines !
Une source d’économie d’énergie
Combiné avec une isolation traditionnelle (laines minérales, etc.), le
bois se révèle un isolant hors pair. A l’usage, une construction en bois
consommera de 20 à 30 % d’énergie en moins qu’une construction
traditionnelle. Des performances qui lui permettent de respecter
aisément, voire de dépasser, les performances exigées par la
réglementation en vigueur aujourd’hui (la Réglementation Thermique
2005).
Un surcoût compensé par un gain de place et de temps.
Ne disposant pas encore de procédés de construction à grande échelle,
la construction d’une maison en bois revient environ 10 à 15 % plus cher
qu’une maison « traditionnelle ». Mais, ce surcoût est rapidement
compensé. Ainsi, pour une isolation comparable, les murs d’une maison en
ossature bois seront environ 40 % moins épais que ceux d’une
construction « traditionnelle ». Ce qui permet au final, de gagner
environ 5 % de surface habitable. Des mètres carrés précieux si vous
êtes soumis à un cos (Coefficient d’occupation des sols) contraignant
puis, ultérieurement, au moment de la revente.
Par ailleurs, une maison en bois bénéficie d’une mise en œuvre
particulièrement rapide. Préfabriqués en atelier, les éléments sont
ensuite transportés sur le chantier pour y être assemblés. Ce qui réduit
considérablement les contraintes de construction, notamment celles liées
aux aléas climatiques. De plus, le bois n’a pas besoin, comme le béton,
d’un temps de prise et de séchage. Au final, une maison bois mettra de 4
à 5 mois à se construire….contre le double pour une maison «
traditionnelle ». Une rapidité qui vous évitera par exemple, les frais
d’un crédit relais ou, si vous êtes locataire, qui vous permettra
d’économiser quelques mois de loyers.
Sur un bâtiment existant, le bois pour isoler ou rénover.
Lorsque l’on souhaite isoler une maison ancienne, il est recommandé de
le faire par l’extérieur. Ce procédé a un double atout. D’une part, il
est efficace car il supprime les ponts thermiques et, d’autre part, il
vous permet de préserver votre surface habitable. Vous pouvez encore
renforcer la performance thermique de votre maison en recouvrant
l’isolant d’un bardage en bois. En fonction du style que vous souhaitez
imprimer vous aurez le choix entre : bardage horizontal ou vertical,
peinture ou lasure ou encore l’option de laisser l’ensemble à l’état «
brut ». Attention, ces travaux nécessitent toujours le dépôt d’une
déclaration préalable en mairie. L’entretien ultérieur dépendra de
l’option retenue. Laissé « brut » votre bardage ne réclamera aucun soin
particulier. Peint ou lasuré, il nécessitera un entretien régulier.
Celui-ci s’avèrera toutefois plus rapide et moins coûteux qu’un
ravalement « traditionnel ».
Enfin, le bois est aussi de plus en plus fréquemment utilisé pour
agrandir une maison. Là aussi, sa rapidité de mise en œuvre et ses
faibles nuisances sont appréciées.
Une maison en bois est deux fois plus rapide à construire qu’une
maison traditionnelle.
© Uni-éditions - Marie Mischler - janvier 2011